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Ils croient en Dieu

 
Post new topic   Reply to topic     Forum Index -> FORUMS de DISCUSSION -> Croire ou ne pas croire !... Pourquoi ? -> Pourquoi je crois ?
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André
Réveillé
Réveillé

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Joined: 08 Nov 2007
Posts: 94
Masculin

PostPosted: Fri 30 Nov - 23:04    Post subject: Ils croient en Dieu Reply with quote

hello
Voici encore un livre fort intéressant: Okay
Ce que certaines personnalités pensent au sujet de Dieu…
Extraits et résumés du livre : « Croire ou ne pas croire » Tome II de Bertrand Révillion.
(J’ai particulièrement apprécié les aveux de Mr Robert Hossein.)

Louis VELLE : Comédien
Ma première image spontanée de Dieu est celle du Créateur.
Mais je pense que le Créateur a des douleurs et des chagrins. Je pense que l’idée qu’il a eu de créer l’homme lui a énormément apporté de désenchantement. Il nous a crée avec infiniment de tendresse et de confiance. Ces sentiments et particulièrement l’amour émerveillé que Dieu porte à sa nouvelle créature excitent Lucifer, alors le premier des anges…Il use donc de la tentation pour perdre l’homme. Il s’y perdra lui-même, mais Dieu, rempli de douleur, chasse l’homme du paradis. Et comment le punit-il ? En lui faisant éprouver ce qu’il éprouve lui-même comme père, en lui donnant la capacité de créer à son tour, de donner la vie à Caïn et à Abel.
On connaît la suite : Caïn ne cesse de tuer Abel. A plusieurs reprises, Dieu aura la tentation d’anéantir cette espèce. Mais il ne peut s’y résoudre. Il suffit que l’un d’entre eux le touche par ses vertus pour les sauver tous. Tout l’Ancien Testament est rempli de la colère de Dieu.
Et puis l’idée lui vient de tout faire basculer. Il passe de la colère à l’amour. Et quelle plus belle preuve peut-il donner de son amour qu’en faisant de son fils un homme ? Et cet homme c’est Jésus…

… De deux choses l’une : soit nous affirmons que Dieu est une sorte de roi absolu tout-puissant et nous ne comprenons pas pourquoi il n’empêche pas la mort et la souffrance. Soit nous croyons que sa seule puissance est celle de l’amour et alors nous savons qu’il nous laisse totalement libres de rendre ce monde vivable ou invivable. Le drame de Dieu, c’est la liberté qu’il a accordée à l’homme et sur laquelle il ne revient pas. Les crimes, la souffrance, c’est à nous de les combattre à l’aide du seul véritable commandement que Jésus nous ait donné : « Aimez-vous les uns les autres. »En nous appelant à l’amour du frère, même le pire, Dieu vient briser le cercle infernal où, sans cesse, Caïn tue Abel.

…Je vais à la messe de temps en temps… / … Il n’y a qu’une cérémonie chaque année que je ne manque jamais : Le chemin de croix du Vendredi Saint. Pour rien au monde je ne voudrais rater cet événement où tout est dit sur la condition humaine.
Le chemin de croix, c’est l’actualité douloureuse, c’est la vie dont il ne faut pas oublier le prix, c’est l’homme seul qui, si près du triomphe, tombe, retombe et marche vers la mort. C’est l’humanité qui souffre, qui doute, qui espère. C’est l’homme accablé de ne pas être écouté. C’est l’amour rejeté. Le chemin de croix, c’est la condition humaine résumée en un fulgurant tableau. Car, la plupart du temps, c’est là que nous nous trouvons, dans cet entre-deux, au creux de cette voie étroite qui sépare le désespoir de l’espérance. C’est Dieu qui va jusqu’au bout de la souffrance humaine, qui partage nos doutes pour finalement mieux nous convertir à l’espérance. Le Vendredi Saint, le scandale absolu de la croix devient mystérieusement grâce pour l’homme. …

Guy GILBERT : prêtre chez les loubards
Je suis émerveillé chaque jour de voir combien Dieu aime ma misérable pauvreté pour accepter ainsi de se servir de mes mains pour nous partager son pain.
Je suis un homme de la Passion et bien peu de la Résurrection… Une Passion tellement visible, présente, éclatante à travers tous ces jeunes délabrés, brisés, cassés qui viennent à moi. …La souffrance est partout. C’est un terrible mystère. Nous allons vers la Lumière mais nous ne pouvons pas ne pas passer par la souffrance. Nous devons, comme le dit si bien Sainte Thérèse de Lisieux, « supporter, porter et transfigurer la souffrance. » … Je me demande chaque jour comment Dieu s’y prend pour que je ne m’écroule pas ?
… La prière me relie à Dieu et aux hommes. Je note une petite phrase de l’Evangile que je rumine toute la journée, comme on mâche un chewing-gum. Et le soir, rebelotte ! Je prends le temps de revisionner les visages de celles et ceux que j’ai rencontrés pour les offrir au Seigneur.
A Faucon, dans cette ferme que j’ai restaurée dans le sud de la France et où j’accueille mes loubards, je dis la messe tous les jours. On sonne les sept cloches. Et j’invite qui veut, croyant ou non, à me rejoindre. J’explique que c’est le moment le plus important de la journée, qu’on va demander pardon à Dieu, Le remercier et Lui dire ce qu’on attend de Lui. Et vient le moment où on fait mémoire des morts. Je leur donne la parole : des prénoms sont murmurés, morts par overdose ou assassinés, tués dans un braquage ou dans un accident de moto… Le vocabulaire n’est sans doute pas très pieux, mais je suis sûr qu’Il est là et qu’Il les écoute…

Je pars deux jours tous les dix jours, quoi qu’il arrive. Ces deux jours de « désert » sont une nécessité absolue pour mon équilibre. Il faut savoir lâcher tout, vraiment tout, pour Dieu. Savoir se rendre disponible, goûter la solitude, le silence… C’est une condition absolue pour ne pas perdre le fil, le contact avec Dieu. Nous vivons des vies de plus en plus dispersées, éclatées, et si nous ne prenons pas des temps gratuits de retraites pour nous rassembler, refaire l’unité en nous-mêmes, nous nous usons, nous finissons par ne plus savoir qui nous sommes et en qui nous croyons.

Denis LEDOGAR : Prêtre et infirmier
« Je soigne les corps et les âmes »
Lorsque, le dimanche, je célèbre la messe, je fais mémoire des défunts de la semaine. J’exprime alors publiquement ma Foi : « Dans la souffrance de la perte d’un être cher, dans les pleurs de la séparation, Seigneur, nous croyons que la mort n’aura pas le dernier mot., nous croyons que l’amour ne disparaîtra pas et nous le croyons parce que, Toi-même, tu es passé par la souffrance du Vendredi Saint pour mieux nous entraîner vers la joie de Ta résurrection. »
Le P. Marie Bernard m’a aidé à réfléchir : « Au lieu de râler contre Dieu, donne-lui tes mains et ton cœur, donne ta tendresse aux autres. Ce n’est que lorsque tu auras toi-même payé de ta personne pour apaiser la souffrance des autres que tu auras, éventuellement, le droit de l’engueuler ! »
A une maman qui vient de perdre son enfant, il faut la rejoindre dans sa souffrance : « Je suis comme vous, j’ai du mal à comprendre, je suis même révolté, vos larmes sont mes larmes »
« Dieu pleure autant que vous. Il ne se réjouit pas de la souffrance des autres. Lui aussi aurait voulu que votre fils continue à vivre. Mais Dieu n’a pas d’autre puissance que celle de l’amour. «

Robert HOSSEIN :
Je crois que le Christ n’a, aujourd’hui, plus d’autres mains, que les nôtres pour transformer le monde. Les mains du Christ, le regard du Christ, la tendresse du Christ doivent désormais passer par nos mains, nos yeux et notre cœur… Jésus ne nous demande qu’une chose : « Venez m’aider à vous sauver. » J’aime Gorki lorsqu’il dit : « Si tu y crois, il existe, si tu n’y crois pas, il n’existe pas. »
Si Dieu n’existe pas, nous sommes cuits ! Nous ne sommes pas assez mûrs pour nous assumer nous-mêmes. Nous avons absolument besoin de Dieu car nous avons besoin d’être sauvés. Comment vivre sans l’amour de Dieu qui vient sans cesse nous pardonner malgré notre incapacité à aimer, nos infidélités, nos courses stupides à la gloriole, au pouvoir et au fric. Vous me demandez si je crois en Dieu ? Je vous réponds que j’y crois tellement qu’il finira bien par exister ! Mais ne rêvons pas à un paradis que nous n’aurions pas commencé à bâtir sur la terre. Ce n’est pas Dieu qui est responsable de la misère, c’est l’homme. Arrêtons d’engueuler Dieu pour les combats que nous devrions mener nous-mêmes. Croire en Dieu, c’est accepter de se mettre en route, la route difficile de la fraternité humaine, la seule voie possible avant notre mort… A soixante-dix ans… Je suis effectivement pressé de mettre ma vie en ordre.
J’ai été, à quarante ans, baptisé en même temps que mon fils. Le virus de la grâce m’est rentré dans le cœur et, depuis je souffre…
Ecoutez, c’est inhumain de croire, c’est prodigieusement douloureux. Vous imaginez l’incroyable gouffre qui sépare ma vie de la foi que j’essaye de professer ! Comment croire ? Comment oser entendre l’Evangile tout en restant bien peinard dans sa petite vie tranquille ?

Je crois que plus je sais que je vais mourir et plus j’ai des chances de prendre la vie vraiment au sérieux. Souvent, je dis que lorsque je vais me présenter là-haut et qu’on va me demander ce que j’ai fait de ma vie, je risque fort d’être obligé de répondre « rien » ou « pas grand-chose ». C’est pour cela aussi que je me presse. Si j’étais courageux, j’abandonnerais tout pour me mettre totalement, irréversiblement, au service de l’Evangile. Mais j’ai la trouille, je m’invente toujours des problèmes de godasses pour ne pas me lancer sur la route…
Je songe souvent à cette terrible vérité : il suffit parfois de quelques secondes pour faire un saint, mais il faut toute une vie pour faire de nous des croyants balbutiants. Nous avons tellement besoin que Dieu nous sauve…

Timothy RADCLIFFE : Maître de l’ordre des Dominicains
Nous vivons dans un système économique qui passe son temps à nous fabriquer des désirs artificiels. Plutôt que multiplier nos désirs, nous avons besoin de les approfondir. Les désirs les plus profonds du cœur humain sont pour la communauté, l’amour, Dieu.
Ces désirs les plus profonds ne peuvent être satisfaits en allant au supermarché. Nous avons à réapprendre faim de Dieu, faim de prière, faim de fraternité.
Eckart, un dominicain allemand du XIVe siècle disait : « Les gens ne devraient pas tant se préoccuper de ce qu’ils doivent faire. Ils feraient mieux de s’occuper de ce qu’ils doivent être. »

René REMOND : Académie Française
Nous avons encore à passer d’une vision très « jupitérienne » d’un Dieu tout-puissant qui tonne et qui fulmine à la bonne nouvelle d’un Dieu d’amour et de tendresse. . Je crains que si tant d’hommes et de femmes hésitent aujourd’hui à emprunter la voie Chrétienne, c’est qu’ils ont encore dans la tête une vision d’un Dieu qui juge et condamne plutôt qu’un Dieu qui aime et pardonne.
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Danielle
Administrateur
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Joined: 31 Oct 2007
Posts: 66
Localisation: Belgique-Bruxelles
Féminin

PostPosted: Sat 1 Dec - 12:15    Post subject: -> Pourquoi je crois ? Reply with quote

Merci d'être là Bravo,André d'être aussi présent parmi nous! Et merci pour les textes envoyés.
De quoi réfléchir et méditer un bon moment.
A très bientôt.
Fraternellement: Danielle
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Xavier
Administrateur
Administrateur

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Joined: 24 Oct 2007
Posts: 65
Masculin

PostPosted: Wed 11 Mar - 15:25    Post subject: Ils croient en Dieu Reply with quote

super pour ces texte andré.

et toi ? pourquoi crois tu ?

bien à toi
xavier
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